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Continuons notre promenade dans la littérature et "écoutons" aujourd'hui Pierre Loti le raconter à la fin du XIXe siècledans Le Désert, Ed Robert Laffont  in Le livre des Déserts
"Chaque matin, s'éveiller e un point différent du vaste désert. Sortir de sa tente et se trouver dans la splendeur du matin vierge ; détendre ses bras, s'étirer demi-nu dans l'air froid et pur ; sur le sable, enrouler son turban et se draper de ses voiles d laine blanche ; se griser de lumière et d'espace ; connaître, au réveil, l'insouciante ivresse de seulement parler, e seulement vivre.
Et puis partir, très haut monté sur le dromadaire éternellement marcheur, qui va l'amble égal jusqu'au soir. Cheminer en rêvant, cheminer, cheminer toujours, ayant devant soi la tête poilue ornée de coquillages et le long cou de la bête, qui fend l'air avec les oscillations de la proue de navire. Voir les solitudes passer après les solitudes ; tendre l'oreille au silence, et ne rien entendre, ni un chant d'oiseau, ni un bourdonnement de mouche, parce qu'il n'y a rien de vivant nulle part...
Après l'aube froide, tout de suite le soleil monte et brûle. les quatre heures de route du matin, marchant vers le levant, avec la lumière en face, sont les plus éblouissantes du jour. ensuite en un lieu quelconque, choisi par notre fantaisie, sous une tente légère et vit dressée, c'est la halte de midi."
Nous vous laissons découvrir la suite par vous-même et auront peut-être le plaisir de revenir avec cet auteur en une autre occasion
En attendant la suite, on vous salue et on vous dit à bientôt.
La Nomadine
Photo et montage Denise Sauzon

Tag(s) : #désert

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